Les secrets du miel se dévoilent un peu plus - Homo Medicalus

by Idris Amrouche


Posted on 01 Jan 1970 at 01:00 843


Les secrets du miel se dévoilent un peu plus

Les scientifiques ont montré qu’un groupe unique de bactéries retrouvées dans l’estomac des abeilles peut lutter efficacement contre des bactéries très différentes.

 

La résistance est un problème de plus en plus sérieux, en avril de cette année, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré ce problème : menace majeure de santé publique. Pendant des siècles, les peuples ont utilisé le miel pour lutter contre les infections, mais les scientifiques ont toujours eu des difficultés à découvrir d’ou venait ces propriétés antimicrobiennes.

Récemment, une équipe de chercheurs de l’Université de Lund en Suède a identifié un groupe unique de 13 bactéries lactiques (bactéries capables de fermenter le sucre en acide lactique, ce groupe est aussi très présent dans notre flore), provenant de l’estomac à miel des abeilles, et se retrouvant aussi dans le miel frais. Ces bactéries auraient une capacité impressionnante et unique de lutter contre les pathogènes. L’estomac à miel est l’un des deux estomacs de l’abeille, celui où est stocké le nectar et que les ouvrières suceront pour le stocker ensuite dans la ruche.

Ensemble, ces bactéries vivantes produisent un grand nombre de composés antimicrobiens, comme le peroxyde d’hydrogène, des acides gras et des produits de type anesthésique, pouvant tuer les bactéries néfastes. Il est fort probable que ce soit cette association complexe qui protège la ruche de la destruction. Malheureusement, ces bactéries lactiques sont transformées et dégradées dans le miel que l’on achète, mais les chercheurs pensent maintenant pouvoir les utiliser pour le traitement des infections résistantes aux antibiotiques.

L’équipe Suédoise a étudié ces bactéries en laboratoire et les ont exposées à des pathogènes causant des infections graves chez l’Homme, dont le très problématique Staphylocoque doré résistant à la méthicilline, communément appelé le SAMR, et qui peut malheureusement être fatal. Les bactéries ont été ajoutées à ces « supergermes», toutes ont été neutralisées. Ces résultats impressionnants ont été publiés dans la revue International Wound Journal.

Les scientifiques ne se sont pas arrêtés là, ils ont mélangé les bactéries  avec du miel et l’ont appliqué directement sur des plaies de cheval incurables et résistantes aux autres traitements. Après avoir utilisé le mélange miel/bactéries intestinales d’abeilles, toutes ces plaies ont été guéries.

Jusqu’à maintenant, ces bactéries ont été testées sur des germes pathogènes humains uniquement en laboratoire, on ne sait donc pas encore si elles sont efficaces sur les plaies humaines (toujours le même problème me direz-vous), mais ces résultats sont extrêmement prometteurs.

L’équipe explique dans un communiqué de presse que ces bactéries lactiques sont tellement puissantes qu’elles pourraient être à l’origine de très nombreuses substances, qui ont la capacité de changer en fonction du pathogène qu’elles doivent affronter. Une adaptation chimique en quelque sorte.

« Les antibiotiques sont le plus souvent composés d’une seule substance active, efficace contre un spectre très mince de bactéries » explique Tobias Olofsson, l’auteur principal de l’étude.

« Quand elles sont utilisées vivantes, ces 13 bactéries lactiques produisent le composé antimicrobien adapté à la menace. Il semble que cela a fonctionné pendant des millions d’années pour protéger la santé des abeilles et leur miel contre les microorganismes pathogènes. Cependant, comme le miel acheté en magasin ne contient pas ces bactéries lactiques, bons nombres de ces propriétés uniques sont perdues » ajoute-t-il.

Les chercheurs vont  maintenant passer aux essais cliniques chez l’Homme pour savoir si ces bactéries lactiques peuvent nous aider à lutter contre les infections multi-résistantes. En attendant, il serait peut-être temps de consommer du miel frais et non-traité… parce que tous les remèdes sont dans la nature.

La résistance est un problème de plus en plus sérieux, en avril de cette année, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré ce problème : menace majeure de santé publique. Pendant des siècles, les peuples ont utilisé le miel pour lutter contre les infections, mais les scientifiques ont toujours eu des difficultés à découvrir d’ou venait ces propriétés antimicrobiennes.

Récemment, une équipe de chercheurs de l’Université de Lund en Suède a identifié un groupe unique de 13 bactéries lactiques (bactéries capables de fermenter le sucre en acide lactique, ce groupe est aussi très présent dans notre flore), provenant de l’estomac à miel des abeilles, et se retrouvant aussi dans le miel frais. Ces bactéries auraient une capacité impressionnante et unique de lutter contre les pathogènes. L’estomac à miel est l’un des deux estomacs de l’abeille, celui où est stocké le nectar et que les ouvrières suceront pour le stocker ensuite dans la ruche.

Ensemble, ces bactéries vivantes produisent un grand nombre de composés antimicrobiens, comme le peroxyde d’hydrogène, des acides gras et des produits de type anesthésique, pouvant tuer les bactéries néfastes. Il est fort probable que ce soit cette association complexe qui protège la ruche de la destruction. Malheureusement, ces bactéries lactiques sont transformées et dégradées dans le miel que l’on achète, mais les chercheurs pensent maintenant pouvoir les utiliser pour le traitement des infections résistantes aux antibiotiques.

L’équipe Suédoise a étudié ces bactéries en laboratoire et les ont exposées à des pathogènes causant des infections graves chez l’Homme, dont le très problématique Staphylocoque doré résistant à la méthicilline, communément appelé le SAMR, et qui peut malheureusement être fatal. Les bactéries ont été ajoutées à ces « supergermes», toutes ont été neutralisées. Ces résultats impressionnants ont été publiés dans la revue International Wound Journal.

Les scientifiques ne se sont pas arrêtés là, ils ont mélangé les bactéries  avec du miel et l’ont appliqué directement sur des plaies de cheval incurables et résistantes aux autres traitements. Après avoir utilisé le mélange miel/bactéries intestinales d’abeilles, toutes ces plaies ont été guéries.

Jusqu’à maintenant, ces bactéries ont été testées sur des germes pathogènes humains uniquement en laboratoire, on ne sait donc pas encore si elles sont efficaces sur les plaies humaines (toujours le même problème me direz-vous), mais ces résultats sont extrêmement prometteurs.

L’équipe explique dans un communiqué de presse que ces bactéries lactiques sont tellement puissantes qu’elles pourraient être à l’origine de très nombreuses substances, qui ont la capacité de changer en fonction du pathogène qu’elles doivent affronter. Une adaptation chimique en quelque sorte.

« Les antibiotiques sont le plus souvent composés d’une seule substance active, efficace contre un spectre très mince de bactéries » explique Tobias Olofsson, l’auteur principal de l’étude.

« Quand elles sont utilisées vivantes, ces 13 bactéries lactiques produisent le composé antimicrobien adapté à la menace. Il semble que cela a fonctionné pendant des millions d’années pour protéger la santé des abeilles et leur miel contre les microorganismes pathogènes. Cependant, comme le miel acheté en magasin ne contient pas ces bactéries lactiques, bons nombres de ces propriétés uniques sont perdues » ajoute-t-il.

Les chercheurs vont  maintenant passer aux essais cliniques chez l’Homme pour savoir si ces bactéries lactiques peuvent nous aider à lutter contre les infections multi-résistantes. En attendant, il serait peut-être temps de consommer du miel frais et non-traité… parce que tous les remèdes sont dans la nature.

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